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Il y a trente ans, ces Égyptiens qu’on ne voyait pas

Il y a trente ans, deux jeunes français expatriés en Egypte, se rencontrent. Mme MB et Bernard Jagorel décident de faire un reportage photo sur des facettes inconnues du pays. Profondeur de champs publie aujourd’hui ces images superbes et inédites, instantanés à valeur historique, restées dans l’ombre d’une cave pendant tant d’années.

Ces clichés, qui furent exposés au Centre Culturel Français du Caire (Mounira) en 1982, avec l’aide de l’OMS, et dans le cadre d’une exposition sur les soins de santé primaires, sont autant de regards posés sur une Egypte à la marge.

Petit voyage avec certains des exclus de la société égyptienne d’alors: les chiffonniers du Caire, les habitants d’un village copte et les résidents d’une léproserie.

Les chiffonniers du Caire

Du côté du vieux Caire (le Mokattam), sur un monticule d’ordures immense où les cochons déambulent dans l’odeur âcre, les chiffonniers (les zabbalines) ramènent les déchets de la mégapole égyptienne. Ils sont coptes le plus souvent, rejetés malgré l’aide et les cris d’alarme de Soeur Emmanuelle. Ces éboueurs de misère, qui gagnent des allumettes à trier des immondices, forment une petite société à la marge, avec ses codes et sa propre hiérarchie.

Le dispensaire d’un village copte

A l’Ouest du Nil, passage dans un village autarcique, entièrement habité par des coptes, minorité religieuse aujourd’hui persécutée. “Chaque individu y prend une part active à la vie sociale de la communauté“, précise Bernard Jagorel.

Une léproserie de la banlieue du Caire

C’était une sorte de camp“, nous confie Bernard Jagorel. En périphérie du Caire, les lépreux sont tenus à l’écart de la société, mais aussi pris en charge, dans ce qui n’existe plus en Europe depuis longtemps: une léproserie.

Photographies: Bernard Jagorel et MB   //  Texte: Quentin Jagorel

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