PROFONDEURCHAMPS

Oeuvre du jour (2) : Félix Vallotton, “La paresse”, 1896

Luxure, gourmandise, avarice…non, pour aujourd’hui ce sera La Paresse. Esquisses de ses illustrations pour la presse, les estampes de Vallotton dépeignent les passions discrètes et calfeutrées, les petits drames quotidiens. Ici, on s’enfonce littéralement dans les coussins moelleux, dans la douceur des couvertures: dans la délectation de ne rien faire. Celui qui déclara “toute ma vie j’ai été celui qui de derrière une vitre voitet ne vit pas” est l’un des  maîtres incontestés de l’ambiguïté, de la mise en scène des vices dissimulés. Il pousse les portes verrouillées, analyse les regards indiscrets et met en lumière ce que l’on préférerait tenir pour secret.

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